L'église
Une très belle petite église du
12ieme siècle au centre du Bourg, incendiée lors de la guerre de
100 ans fut restaurée, son autel embelli par des dons de la
Princesse Palatine sous Louis XIV.
La cloche de 1587 ponctue le rythme calme du village à 7 heures, 12
heures et à 19 heures.
Curiosité : commémoration de l’an 2000 sur un dolmen ( âge
de bronze ) situé à proximité de l’église et enterré à côté
d’un jeune chêne planté spécialement pour le troisième
Millénaire.
Histoire :
L’église de Bréancon est dédiée à Saint Crépin et Saint
Crépinien
La date de la première érection du monument est située au XIIe
siècle sur un lieu occupé au temps des Mérovingiens : Un cimetière
a été retrouvé à quelques mètres du monument. La Cure est située au
Pouillé Rigaud que l’archevêque de Rouen, Rigaud dit faire à
l’exemple du premier Pouillé de Saint-Louis, son ami.
Pouillé : Etat des biens et de bénéfices d’une abbaye,
d’une province, ... L’église fut d’abord inscrite
à l’inventaire des Monuments Historiques le 16 juin 1926.
Elle est classée Monument Historique depuis le 28 mai 1979. Elle
présente des époques de construction différentes : A la charnière
du XIIe et XIIIe siècle, à la fin du XVIIIe siècle et des
modifications de détail au XIXe siècle.
Les oculi datent du XVIIIe siècle, le choeur et la croisée du
transept ont probablement été repris lors des travaux de 1774 qui
ont occulté, en raison de la mise en place de toitures à plan
unique, les baies de la base du clocher.
L’église a des parties romanes, surtout du style dit de
transition, entre le roman et le gothique (seconde moitié du XIIe
siècle). Choeur, nef et bas-côtés sont voûtés : La couleur de la
peinture est d’origine, l’extérieur et
l’intérieur de l’église étaient de cette couleur proche
de l’ocre qui a été retrouvée en 1989 sur la façade
extérieure du transept droit, à l’est, protégée des
intempéries par le débord de la toiture.
Les chapiteaux sont sculptés de feuillage. La clé de la travée
nord-ouest porte la date de 1774. La façade sud percée d’une
porte depuis 1774 comportait un porche en bois et toiture de tuiles
plates. Les traces en ont disparu lors de la restauration de
l’édifice. La façade ouest date aussi de 1774 et le portail
de bois, d’origine, vient de bénéficier d’une
restauration de surface. Une tourelle d’escalier en vis
permet d’accéder aux combles. Le clocher a été reconstruit en
1894, époque à laquelle il avait déjà perdu son élévation
d’origine. Les façades et toitures font l’objet de
rénovations à l’ancienne depuis une petite dizaine
d’années sous le contrôle de la Direction des Monuments
Historiques.
Sont
classés dans l’église :
- Les fonds baptismaux en pierre du début du XVIe siècle, au fond
de l’église.
- Au maître autel, le retable en bois sculpté et peint représentant
des scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament, du XVIIe
siècle (classement le 16 janvier 1905). Ce retable provient de
l’église d’Argenteuil aujourd’hui disparue : Il
serait parvenu à Bréançon à la fin du XIXe siècle grâce aux bonnes
relations entre les familles argenteuillaises qui confiaient leurs
enfants en nourrice à des habitants de Bréançon.
- La Vierge à l’Enfant, statue de pierre du XIVe siècle. Les
pieds ont été refaits à une date inconnue. (classement du 20
octobre 1905)
- La cloche de bronze datant de 1587, en service à l’angélus.
(classement le 5 octobre 1908)
- Deux statues de pierre datant du XIVe siècle représentant les
saints patrons des cordonniers et savetiers avec leurs outils.
Originaire de la région de Soissons, ils ont été martyrisés en 286.
Des vitraux représentent l’histoire de ces saints, dans une
chapelle latérale de l’église de Gisors dans
l’Eure.
- Il se trouvait aussi une toile dite de l’Assomption, peinte
par la Princesse Palatine, en provenance de l’abbaye de
Maubuisson ou Louise-Hollande de Bavière était abbesse, classée
dans notre église le 16 janvier 1905 mais retirée par les
Beaux-arts juste avant la deuxième guerre mondiale. Elle ne fut
jamais restituée.